Je prends de l’Allopurinol mais j’ai régulièrement des crises de goutte

  • Maladie
  • 27 Novembre 2020
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L’Allopurinol compte parmi les médicaments de l’hyperuricémie. Il fait baisser la production d’acide urique et il est souvent indiqué dans la prévention et le traitement d’entretien des crises de goutte. Pour bénéficier de résultats satisfaisants, il est à débuter à distance de la crise de goutte et il doit être pris à doses progressives. Et même si des effets indésirables digestifs tels que des nausées ou des vomissements apparaissent, il faut toujours poursuivre le traitement.

Il convient de noter que la survenue de crises de goutte est encore possible sous Allopurinol en début de traitement jusqu’à environ 12 mois. D’où l’intérêt de compléter la prise de ce médicament par la prise d’anti-inflammatoire, un traitement naturel, un régime alimentaire adapté et une activité physique régulière.

Prendre également un anti-inflammatoire

En plus de l’Allopurinol, la prise d’anti-inflammatoire est utile pour soulager les douleurs articulaires et pour réduire les inflammations. Ce genre de médicament peut également booster l’état de santé cardiovasculaire du patient goutteux et il permet de diminuer le risque de diabète et d’arthrose des membres.

En général, il s’agit d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou AINS de type diclofénac, ibuprofène, indocid ou kétoprofène. Mais lorsque ces derniers sont inefficaces, un traitement à la colchicine est à privilégier. La colchicine est très connue pour ses effets anti-inflammatoires et antidouleurs. Elle constitue la référence en matière de goutte et elle est prise pendant une longue période pour réduire la fréquence des crises.

Toutefois, il y a lieu de préciser qu’elle n’est pas en mesure d’empêcher la formation de cristaux d’acide urique dans les articulations. Si le traitement à l’AINS ou à la colchicine ne fait pas effet sur le malade goutteux, un traitement à l’anti-inflammatoire stéroïdien ou corticostéroïde peut lui être prescrit.

S’intéresser aux remèdes naturels

Vu que la prise quotidienne d’Allopurinol et d’anti-inflammatoire, à moyen ou long terme, peut entraîner des effets secondaires comme des vomissements ou des nausées, il n’y a pas de mal à remplacer l’anti-inflammatoire par un remède naturel. Il est par exemple possible de traiter la goutte avec des cerises, de l’ananas, du curcuma, du gingembre et du miel.

Pour préparer cette solution, il faut éplucher tout d’abord l’ananas et retirer sa partie centrale. Ensuite, il faut le couper en deux et l’introduire dans un mixeur pour le transformer en purée. Après cela, il faut ajouter le jus de cerises acides, le curcuma et le gingembre. Puis, il faut verser le mélange dans un bocal et le laisser reposer pendant 10 jours dans le réfrigérateur. Avant de boire cette boisson miracle, il faut y ajouter du miel et il faut faire une cure de plusieurs jours pour bénéficier de meilleurs résultats.

Outre cette solution, de nombreux autres remèdes naturels sont efficaces pour soigner la goutte, ne citons que le vinaigre de cidre, le bicarbonate de soude, les orties, le céleri et certaines huiles essentielles. En fait, tous les aliments qui ont des propriétés anti-inflammatoires peuvent aider à soulager les crises de goutte. Et il en va de même pour les aliments qui peuvent réduire le taux d’acide urique contenu dans le sang.

Suivre les conseils diététiques

Par ailleurs, le traitement de fond de la goutte doit être complété par un régime alimentaire adapté pour garantir de bons résultats. Ainsi, même si le patient goutteux prend donc quotidiennement de l’Allopurinol et un anti-inflammatoire ou un remède naturel, il doit aussi adopter une alimentation saine et équilibrée et il doit tenir compte des conseils diététiques donnés par son médecin.

Normalement, il doit favoriser la consommation d’aliments pauvres en purines et il doit éviter les aliments riches en purines ainsi que les graisses saturées. Il doit également faire le plein de vitamine C et il doit limiter la consommation de boissons alcoolisées et de sodas.

Parmi les aliments à privilégier, il y a lieu de citer : le fromage, les fruits, les amandes, les laitages allégés, les légumes verts, les œufs, le pain et les céréales. Et parmi les boissons, il y a lieu d’énumérer : le thé, le café, l’eau et les jus de fruits. Ce régime alimentaire est effectué dans le but de diminuer le taux d’acide urique dans le sang, d’atteindre et de maintenir un poids santé, d’améliorer la sensibilité à l’insuline et surtout d’éviter les crises de goutte.

Faire de l’exercice

Une personne qui souffre de goutte doit également faire de l’exercice, en plus de prendre de l’Allopurinol, un anti-inflammatoire ou un remède naturel, associé à un régime alimentaire. La raison de cela est simple car le manque d’exercice peut aggraver la maladie et intensifier les douleurs. Autrement dit, l’inactivité peut rendre la personne goutteuse moins flexible et risque aussi d’affaiblir ses articulations et ses muscles, voire même entraîner une perte osseuse.

De bons exercices lui permettent en revanche de se maintenir en forme et vont l’aider à conserver le poids idéal, à augmenter son énergie et à développer ses os, ses articulations et ses muscles. Ces derniers peuvent aussi garantir une guérison plus rapide des crises de goutte puisqu’ils peuvent abaisser les niveaux d’acide urique et les maintenir bas.

Pour donner quelques exemples d’exercices à privilégier en cas de goutte, il y a lieu de commencer par les exercices d’amplitude de mouvement qui permettent de garder les articulations souples et mobiles. Ensuite, il y a les exercices de force qui permettent d’augmenter et de maintenir la force des muscles tout en soulageant les articulations douloureuses.

Il y a également les exercices d’endurance tels que la montée des escaliers, la danse, le vélo et la natation, qui améliorent la santé du cœur, boostent l’énergie et aident à contrôler le poids. Et pour terminer, il y a les exercices d’étirement comme le yoga et le tai chi, qui améliorent la souplesse du corps et la force musculaire.

Cependant, il convient de souligner qu’un patient goutteux doit demander l’avis de son médecin traitant avant de pratiquer du sport car il se peut que certains exercices ne conviennent pas à son état. Seul un professionnel de la santé est capable de reconnaître le stade de la goutte et sa gravité, donc il ne faut pas hésiter à le consulter.